2002: Centre de santé

En décembre 2002, Monika Böske, Aloys Böske, Norbert Hartmann et Elisabeth Hartmann ont fait le voyage à Dow-Bodié.

Le  24.12.2002, une fête a lieu pour la fin des travaux d’agrandissement de l’école.  
Nous avons l’intention de procéder à un examen complet de tous les écoliers. Le travail commence dès le 26 décembre. Pendant notre séjour, le réfectoire est agencé en un petit « hôpital de brousse ».

Nous devons nous débrouiller avec le strict minimum. On ne trouve que peu de médicaments et seulement quelques pansements. L‘équipement complet remplit une petite valise. Nous devons donc économiser au maximum les maigres ressources.
Pendant les leçons, les élèves nous sont envoyés un à un. Nous procédons à un test de la vue et de l’ouïe sur tous les enfants ; nous pesons, mesurons et examinons chaque enfant.  Beaucoup d’entre eux sont enrhumés. Nous en trouvons rapidement la raison ; la nuit, les températures tombent à 10 ou même 5 degrés Celsius, et les enfants manquent de vêtements chauds. Nous ne savions pas qu’il était possible de souffrir du froid en Afrique.
Sur de nombreux enfants, nous constatons que les deuxièmes dents sont en très mauvais état.
La plupart des écoliers ont la peau et les intestins attaqués par les parasites. Beaucoup de patients présentent aussi de larges blessures de longue date que nous soignons. Les enfants se blessent lors des travaux aux champs ou travaux ménagers. Nous examinons aussi et soignons les instituteurs et autres adultes qui s’engagent pour l’école.
Nous sommes surpris de constater que beaucoup d’enfants ne savent pas leur âge – et encore moins leur date de naissance. Nous devons évaluer leur âge approximativement.  De plus, de nombreux enfants changent leur nom pour ne pas être identifiés en tant que réfugiés.
Nous examinons en tout 200 enfants et adultes environ. Ce sont des journées de travail intense, d’autant plus qu’il n’est possible de communiquer avec les patients que par l‘intermédiaire d’un interprète. Là, Dr. Yango Keita et son épouse Djiwo Diallo Keita nous apportent un soutien précieux.  Le contact avec les enfants nous apporte une profonde joie, ce qui compense largement la fatigue.
Nous sommes particulièrement touchés par la grande reconnaissance des habitants. La mère d’un enfant par exemple, atteinte de paludisme et que nous avons réussi à traiter, entreprend une marche de sept kilomètres à pied à travers la brousse pour nous offrir des bananes en remerciement.
Les examens médicaux nous ont permis de constater d’importants problèmes de santé et d‘hygiène.
La construction d’un centre de santé s’avère urgente.  
Les anciens du village se montrent très reconnaissants face à l’engagement de notre équipe.  

Photos:
- le réfectoire transformé
-  examens médicaux
- test de la vue
- traitement d’une plaie à guérison secondaire sous le sapin de Noël  
- patiente atteinte de paludisme
- le directeur de l’école procède à un test de provocation d’asthme à l’aide d’un spacer bricolé à partir d’une bouteille plastique
- patiente endormie